16. janv., 2019

L'ISF ARME ANTI GILETS JAUNES DE MACRON !

L'ISF Instrumentalisé 

Chers amis,

Commençons par le plus important: mes meilleurs voeux pour cette nouvelle année! En effet quoi de plus essentiel pour chacun que la santé la réussite et le bonheur?

Mais ces bienfaits dépendent aussi de notre environnement; la révolte des Gilets Jaunes nous le rappelle.

Pour Macron les GJ sont le pire ennemi possible qu'il faut vaincre par tous les moyens

Dernier avatar d'une politique dont les fondements remontent aux années 1970, E Macron, comme ses prédécesseurs, ne pouvait rien craindre tant que la révolte de Français jugeant avec raison cette politique responsable du déclassement de la France et du délitement de leur pouvoir d'achat.

En son temps, Jacques Chirac avait énoncé ce risque qu'il estimait de nature à renverser le régime. 

Le 9 eme épisode de la mobilisation des Gilets Jaunes a marqué un regain de mobilisation. Le terme "épisode" est un euphémisme puisque les GJ sont mobilisés en permanence depuis Novembre 2018.

Côté gouvernement, c'est à dire côté E Macron, tout se passe comme si la réponse décidée aux revendications des GJ était l'écrasement de la révolte, par les moyens de l'habileté et de la force.

- Le 1er volet de la stratégie présidentielle c'est la répression violente qui prend des formes inquiétantes. 
Observons la méthode qui consiste à faire tourner en boucles sur les chaines officielles les mêmes images  de violences de GJ, qui sont en réalité marginales (c'est pour cela qu'on nous montre toujours les mêmes!).

Pendant ce temps, les télévisions étrangères notamment, montrent par des plans plus larges que l'essentiel des actes de violence est produit par le déferlement de brutalité des forces de l'ordre.

A ceux qui accordent un crédit particulier à "la télé"(nos chères chaînes officielles), il faut dire le bilan de ces 9 week end de protestation: côté police: zéro mort, zéro blessé grave (on s'en réjouit naturellement).

Chez les GJ: plusieurs centaines de blessés graves (fractures du crâne, traumatismes crâniens), une trentaine de mutilés (ayant perdu un oeil, une main, voire défigurés à vie), dommage collatéral: une personne âgée résidant sur le parcours d'une manifestation, tuée par une grenade de la police.

Le 2eme volet de cette stratégie, relayée par les médias officiels, est de tromper l'opinion sur la nature des GJ en les présentant comme la clientèle traditionnelle de la démagogie partageuse: les laissés pour compte de la société, les envieux, particulièrement à l'endroit des "riches" qui paient l'ISF.

Ceux qui nous sont montrés sur les médias officiels sont n'en doutez pas soigneusement sélectionnés dans ce but.


Dans un conflit comme celui ci, l'enjeu essentiel pour chaque camp est le soutient de la population, les millions de Français qui ne manifestent pas, mais qui pour autant ne sont pas neutres.
Tous ce qui est possible est mis en oeuvre pour retourner une opinion publique à plus de 60% encore favorable aux GJ malgré les désagréments générés par les désordres. .

Le président a dès le début fait savoir que le maintient de l'ISF était sacralisé. C'est une manière de signifier qu'il entend garder la maîtrise de la situation (c'est légitime), et c'est une position habile pour diviser les GJ dont l'hétérogénéité est évidente.

Le thème du maintient de l'ISF est un moyen astucieux d'exciter particulièrement la fraction des GJ, qui renvoie au public une image détestable de revanche sociale, d'un mouvement qui est en réalité inclassable politiquement.

Il pousse aussi à la division du mouvement entre la frange de ceux qui veulent toujours plus d'assistanat et ceux qui travaillent souvent dur et en ont assez d'un système qui les appauvrit; entre ceux qui vivent au crochet du système et ceux qui ne veulent plus payer pour les parasites de la France d'en haut, ni de celle d'en bas, nationaux ou importés.

L'ISF n'est plus qu'un rouage dans le combat qui oppose le président à sa véritable opposition, les GJ.

Finalement cet impôt sans portée significative pour le budget de l'état, et dont la portée économique n'est pas démontrée se trouve remis à sa vraie place: un détail qui occulte depuis sa naissance le débat fiscal de fond. 

En effet, le vrai sujet n'est pas l'ISF, c'est la fiscalité globale du capital

Ce qu'il faut c'est fixer les niveaux d'imposition du capital, et le niveau total maximum qui ne peut pas être dépassé. 
Cela posé, le législateur pourra en fonction des politiques économiques et sociales, définir les impôts qui seront appliqués, et leur taux.


Si la communication politique exige de maintenir un ISF, rien n'empêche d'en fixer des seuils d'application qui en exonère les "riches ordinaires" (j'ai vu quelque part qu'aux USA, cet impôt s'applique aux patrimoines supérieurs à 11 Millions de dollars! 

On peut aussi avoir un seuil d'ISF plus bas, mais baisser les taux d'imposition des autres impôts sur le capital.

Le Grand débat annoncé, sera peut être l'occasion de parler intelligemment de fiscalité, du moins espérons le!

Encore faut il qu'il ait lieu, et qu'il ne soit pas vidé de sa substance par les contours du cadre dont E Macron semble vouloir rester Maître. 
 
En la matière, conseillons lui de relire dans l'histoire de la révolution Française, l'enchaînement des événements à partir de la convocation des états généraux et de l'intransigeance du roi sur le choix des thèmes à y aborder. 

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Chers amis, le monde nouveau est là, sachons en relever les défis et en saisir les opportunités!            

Pierre Maumont
contact@defiscalisation-directe.fr
06 35 32 42 07
www.leblogisf.fr

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