5. juin, 2016

INVESTISSEMENT DIRECT EN PME VS FCPI

Les habitudes ne sont pas toujours vertueuses

Pierre Maumont

5/6/2016

 

Chères lectrices, et Chers lecteurs,

Si je vous parle d'investir au capital de PME pour réduire votre ISF, vous allez me répondre "je connais, ce sont les FCPI et les FIP". Il y a pourtant beaucoup d'autres moyens, plus intéressants.

Mais les fonds spécialisés (FCPI et FIP) sont ultra médiatisés, c'est la raison pour laquelle, dans l'esprit des ménages assujettis à l'ISF, solution contre l'ISF = FCPI. (Notons que c'est une erreur complète, mais c'est un vaste sujet sur lequel je reviendrai dans ce blog).

Pour rester dans le cadre de la loi TEPA et de sa réduction d'ISF de 50%, il y a aussi l'investissement direct au capital des PME, tout simplement. La comparaison avec les FCPI vaut la peine.

 

DANS LES PLACARD DES FCPI ET FIP

Les FIP etFCPI se soldent le plus souvent par des pertes pour l'investisseur (voir l'article sur les FCPI). Ceux qui font exception à la règle sont sabotés par leurs frais.

La sortie n'est techniquement possible que par la revente des parts acquises. La moyenne observée est de 8 ans et demi.

Il ne faut en effet pas confondre durée du blocage fiscal (5 ans), et libération des parts. Ce n'est qu'à ce moment que le  souscripteur constatera le résultat de son placement. Il est à peu près impossible de pouvoir anticiper dès la souscription si un fond sera gagnant ou non.

Dans l'intervalle le fond aura prélevé à l'investisseur de 35 à 45% de frais (entrée + gestion annuelle). Cette ponction féroce est la seule certitude dans ces fonds.

On comprend que le fond gagne de l'argent indépendamment du succès de ses investissements: voila qui est fâcheux pour les investisseurs, qui eux en perdront le plus souvent!

 

L'INVESTISSEMENT DIRECT: UN RETOUR AUX SOURCES

L'investissement direct au capital d'entreprises en développement permet d'échapper totalementà ce pillage.

  - 1er Avantage immédiat: pas de frais d'entrée, pas de frais de gestion, pas de frais de sortie, on gagne donc déjà 35 à 40% par rapport aux FCPI!

  - 2eme avantage: le plafond de la réduction est porté à 45 000 € (50% d'un investissement de 90 000 €), contre seulement 18 000 pour les fonds.

  - 3eme avantage: Beaucoup de ces sociétés qui à travers la loi TEPA-ISF collectent directement les fonds pour leur propre développement, et de manière récurrente organisent efficacement la sortie pour les investisseurs dès la 6eme année. Il s'agit pour elles d'assurer cette source de financement en demeurant fiables pour leurs partenaires financiers.

  - 4eme avantage Les intérêts des sociétés et ceux des investisseurs sont RELLEMENT convergents, c'est le deal  "gagnant - gagnant".

 

Sur tous ces critères il est plus avantageux et sensé d'investir directement dans les PME qu'en passant par des fonds. Les société de gestion des "fonds contre l'ISF" ne sont jamais perdants, il est clair que le conflit d'intérêt plane sur leur relations avec les investisseurs.

 

DES APPROCHES DU RISQUE DIFFERENTES

Le dernier critère est celui des risques comparés. Les approches sont radicalement différentes.

Dans les deux formules le risque est celui de la défaillance plus ou moins grave, des entreprises.

- Les fonds, FIP ou FCPI, y font face par la diversification des entreprises cibles, elle même possible grâce à la mutualisation de la collecte de fonds.

   Pour l'investisseur, le risque de perte totale est ainsi presque totalement évacué. La contrepartie est que le risque de perte relative, pour cause de contre performance d'une ou plusieurs entrprises cibles, est important. D'autant plus que les FIP et FCPI sont investis dans de entreprises dont les modèles économiques sont de résistance très variables.

 

  - Dans l'investissement direct, la possibilité de diversification est à investissement égal, réduite. Il y a en effet des minimum de souscription par entreprise, 10 à 20 000 euros souvent.

    L'investisseur, et en l'occurrence, et son conseil devront se focaliser sur des entreprises, saines, au modèle économique résiliant, et qui s'appuient sur les investisseurs externes depuis plusieurs années.

   En d'autres termes, il s'agit de remplacer la quantité par la qualité.

   Contrairement à ce que le défaitisme des médias peut accréditer, de telles PME exsitent en France. Notre économie n'est pas constituée que de canards boiteux !

 

AU FINAL LES FRAIS JOUENT LE ROLE PRINCIPAL

En pratique, du simple effet de la différence de frais pour l'investisseur, ce n'est que dans le cas où l'investissement direct se solderait par une perte de plus de 50% que l'investissement via des fonds pourrait être meilleur.

Encore faudrait il que ces fonds ne soit pas en perte, ce qui est rare! Avec le recul, le résultat constaté est que 70% des fonds arrivés au dénouement sont en perte.

Avec les FCPI ou FIP, la réduction d'impôt joue peu son rôle d'amortisseur puisqu'elle est absorbée par les frais pour une bonne part.

 

EXEMPLE D'ENTREPRISES DANS LESQUELLES INVESTIR

Dans le secteur de l'hôtellerie: Enseigne dans l'hôtellerie de luxe.

Dans la distribution Bio: Chaine Française de 90 supermarchés en France, qui entame son développement en Italie

Dans la rénovation immobilière: groupe leader national sur son marché

Dans les énergies nouvelles

 

Ces activités, bien que dans des domaines très divers, ont en commun la résiliance de leurs modèles économiques.

 

PM

Au pays des niches fiscales, payer l'impôt est un choix.

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